Quand le vent ne chante que le silence

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Quand le vent ne chante que le silence

Maissa Boutiche

Quand les nuages sont stériles
et les ruisseaux veufs,
que manque la pluie, qui n’abreuve pas la terre
de son eau limpide, la terre n’enfante
plus alors de fougères, ni de fleurs, ni de
champs verts, ni le tableau Divin des prairies.

Quand le vent ne chante que le silence,
ne prend pas dans ses bras les rêves
dans les nuages, les cœurs deviennent mediums
implorent dans leurs prières à tout moment le ciel,
pour que les nuages enfantent de la pluie
afin que la terre se désaltère et se fertilise,
pour rassasier la faim et la soif des amoureux
et régénère en chacun de nous la vie.

Quand l’âme est en deuil et le cœur n’y ait pas,
dessine-moi alors de ta main verte,
un champ de blé pour goûter avec délice
la saveur de ses épis, comme jadis
où j’étais une petite fille et offre moi un peu
de joie de ton amour quasiment absent, pour
que la joie embrasse mon cœur en verre,
pour que je puisse dans tes bras nager
dans le bonheur, je serai tellement heureuse
et je te danserai ivre de joie, sur un seul pied.

Dessine-moi dans ton regard un grand quartier
pour que je puisse à ma guise jouer à mes jeux
de fortune, comme la marelle et la poupée.

Peints moi sur tes lèvres des ruisseaux
où ronronneront mes pensées volantes
et féminines pour qu’elles volent en dansant
comme des ballerines sur le pas de la porte
de ta virilité masculine et baume de ton amour
les séquelles de mes blessures avec un jovial sourire.

Dessine moi un ciel bleu et sur le dos des nuages
mes rêves bleus, qui propagent la paix de
mon l’âme et de mon ego qui ne cherchent
que la joie de vivre, si tu désires voir en moi,
l’enfant heureux.

Maissa Boutiche, Ain Bénian, Alger, Algérie.

sur un seul pied

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