Pensées du jour
Maissa Boutiche
Quand la mélancolie vole sur tes terres,
et que le vide harcèle ton figuier,
quand tu te sens sans force
et que tout avorte tes sentiments arc en ciel volants,
ton combat s’avère nul face aux yeux du monde,
tu enlèves de gré ton uniforme de combat.
Quand l’amour n’exhausse plus tes désirs
qu’il s’éloigne de toi à grands pas
tu deviendras muette au chant des mouettes
et le sable sur tes rives, brûles tes pas.
Quand la solitude te tient tête
fait chuter tes pensées hirondelles
au plus bas de tes collines,
tu essaies de tisser sur les files du vide
tes rêves qui se meurent et ne mettent plus bas.
Quand les roses de tristesse s’inclinent et le rosier
ne t’offre plus de l’ombre et que ses épines t’écorchent vive,
sache que l’amour a quitté les landes et a préféré l’exil,
et que rien ne demeurera.
Reste l’espoir pour nous offrir de beaux jours,
de beaux rêves, même s’ils ne seront jamais accessibles
malgré que nos déceptions sur nos propres quais, nous noient,
nous nous relèveront hautains de notre chute,
continueront malgré la défaite notre noble combat.
Maissa Boutiche, Ain Benian, Alger, Algérie