Le regard triste, de Maissa
Maissa Boutiche
Quand hante l’amertume mes sentiments,
Le chagrin mon regard
L’envie de renoncer, d’abandonner, habite ma demeure
Je murmure à mon ego
Qui m’emboite le pas
De tout balancer
Revenir au zéro
Tourner le dos
Au monde des lettres
De l’art,
De m’exiler
De l’amour qui était Vizir
Dans mon château
De changer de route,
De ville,
De m’éloigner
De mes peines
Qui peinent
Pour accentuer le mal
Qui alourdit mon dos
Et tresse
Un monde nu
Accentuant mes maux.
Quand mon regard est attiré
Par un tableau de la vie,
Beau, envoûtant
Qui dans le passé me faisai jubiler
Danser de joie sur un seul pied
Où l’amour m’ouvrait ses bras
Et mon âme qui volait sans ailes, vers lui comme un oisillon
Soudain, le chagrin me gifle
Et je m’évanouie dans son étreinte,
Abbattue, sans pouvoir prononcer, un seul mot.
Ô ! Douleur, si les odes dans toutes les langues du monde,
Pouvaient purger mon cœur de ses peines,
Effacer ses séquelles
Et ses sentiments, en
En lambeaux,
Offrir à mon être, le chemin
De salut,
Où seront banies les ombres, qui me hantent
Dans leur tambeau,
Je serai alors une fleur, qui parfume, le Home et les lieux.
Maissa Boutiche, Ain Benian, Alger.